Coopérative de solidarité La Maison Verte

L’éducation chlorophyllienne

Par Laurence Hallé

GarantieBio, QuébecVrai, EcoCert. Les produits écologiques affl uent en nombre toujours grandissant sur le marché et les variations d’étiquettes aussi, tant et si bien que le consommateur aguerri ne sait plus où donner de la tête. La Coopérative de solidarité La Maison Verte, sise rue Sherbrooke à Montréal, guide depuis bientôt dix ans ses membres à travers cette pléthore écologique.

À l’issue de la crise du verglas de 1998, un groupe de résidents déplore le manque d’espace communautaire et pousse plus loin la réfl exion. Ils investissent une partie de leurs fi nances personnelles et deux ans plus tard, la coopérative ouvre ses portes avec le mandat clair de créer un lieu de rencontre pour la communauté de Notre-Dame-de-Grâce mais surtout, afi n d’y faire la promotion de produits écologiques. Le magasin est aussi un café et permet ainsi aux consommateurs de fl âner et bavarder avec les employés. Selon Kurt Houghton, qui oeuvre au sein de la coopérative depuis cinq ans, la mission d’éducation de la coopérative en est facilitée. « Nous accompagnons les consommateurs dans leur choix, peu importe où ils sont rendus dans leur cheminement. On prend tout le monde, du vert pâle au vert foncé ! » Cet aspect éducatif, sans toutefois verser dans le ton moralisateur, est la signature de la coopérative. Les membres ont l’occasion d’enrichir leurs connaissances tous les mois, à l’occasion des divers ateliers, de la fabrication d’un vermicomposteur à la projection de fi lms en passant par les lancements de livres. « Ces événements nous permettent de nous ancrer dans la communauté », mentionne Kurt Houghton. Les membres éloignés géographiquement ne sont pas laissés en plan. Le site web de la coopérative a récemment lancé sa boutique en ligne.

Le strict minimum

La boutique off re d’abord et avant tout les produits de première nécessité. « Je ne suis pas intéressé à avoir des jouets écologiques ou ce genre de chose, c’est plutôt une consommation superfl ue », lance Kurt Houghton. Les détergents pour la lessive, papiers hygiéniques et autres savons pour la vaisselle ont gardé la cote, malgré la crise économique, alors que la vente des produits de luxe a baissé.

Quant à la nourriture, les membres fondateurs s’étaient entendus pour laisser ce marché aux nombreux magasins d’aliments naturels du quartier. Ils ont toutefois décidé de donner un coup de pouce aux fermiers des environs. Chaque année, deux ou trois fermes ont pignon sur rue à la Maison Verte, et ce, pour une vingtaine de semaines. Alors que le producteur profite de la visibilité du point de chute qu’est la Maison Verte, celle-ci profite de la venue des abonnés du fermier. « Cette nouvelle clientèle n’est pas toujours membre de la coopérative, mais elle a clairement un intérêt pour ce que nous offrons. C’est un bon échange de services », juge Kurt Houghton.

La recrue se forme

Par manque de temps, les travailleurs de la Maison Verte ne peuvent lancer une autre bannière de leur coopérative. Néanmoins, ils sèment leur savoir sur Montréal puisque deux coopératives de type écoresponsable ont vu le jour récemment : le Grand Orme à Sainte- Anne-de-Bellevue et Terre à soi dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve.

Coopérative de solidarité La Maison Verte
5785, rue Sherbrooke Ouest
Montréal (Québec) H4A 1X2
Téléphone : 514 489-8000
www.cooplamaisonverte.com

La Maison Verte propose ses produits biologiques certifiés
aux passants de la rue Sherbrooke

Leave a Reply