Entrevue avec l’éducateur retraité, Marcel Lauzon
Marcel Lauzon s’est impliqué à plein dans le Mouvement des caisses Desjardins lorsque l’âge de la retraite a sonné. Ses nouvelles disponibilités lui permettent d’agir aujourd’hui à titre de président du Conseil des représentants de la région Laval-Laurentides, de siéger au Conseil d’administration de la Fédération tout en occupant les fonctions de président de la Caisse populaire Desjardins de Saint-Jérôme et de Développement international Desjardins. Pendant les 35 dernières années, il a oeuvré dans le réseau de l’éducation comme enseignant et gestionnaire d’établissement scolaire de niveau primaire et secondaire et par la suite dans le cadre de programmes à la formation professionnelle auprès d’une clientèle jeunesse et adulte.
Contribuer au développement du milieu
Par Laurent Piuze, conseiller en communication Vice-présidence Soutien au
développement des affaires Laval-Laurentides – Fédération des caisses Desjardins du Québec
Partie prenante du mouvement coopératif depuis de nombreuses années, Marcel Lauzon y est très attaché : « Mon engouement pour le mouvement coopératif gravite autour des valeurs qui le caractérisent et m’interpellent, à savoir : la solidarité, la prise en charge individuelle et mutuelle, la démocratie, l’égalité et bien sûr l’équité. L’énoncé “Contribuer au développement du milieu” a de fortes similitudes entre mon cheminement personnel et le parcours du Mouvement Desjardins ».
Une coopérative consiste en une association de personnes qui ont décidé de prendre en main leur destinée afin de doter le milieu de services répondant à des besoins présents dans le temps. C’est pourquoi, la coopération dans la région des Laurentides est sans contredit un moteur important du développement collectif, notamment, en favorisant des emplois durables en cette période économique difficile.
Une réponse aux besoins actuels
Ayant passé l’ensemble de sa carrière dans le milieu de l’éducation, M. Lauzon admire particulièrement le travail effectué par les coopératives en milieu scolaire, mais aussi les projets scolaires qui initient les jeunes à la coopération, comme la Jeune coop À Fleurs de pots. « Je ne saurais passer sous silence la présence de coopératives d’habitation qui répondent à des besoins toujours d’actualité. Pour leur part, les coopératives de santé qui s’implantent depuis peu sur le territoire, comme à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, répondent aux nouvelles réalités de notre millénaire que sont le vieillissement de la population et l’accès à des soins de santé de proximité. Des formules comme la Coopérative de solidarité de répit et d’entraide pour proches aidant(e)s des Pays-d’en-Haut apportent également une réponse à des besoins spécifiques en santé. », souligne-t-il.
Comment entrevoit-il l’avenir ? Nombreux et stimulants sont les défis auxquels sont confrontées les 80 coopératives qui évoluent dans un environnement aussi changeant que celui des Laurentides. Que ce soit dans les domaines de la formation à la coopération, dans la diffusion des avantages de cette formule innovatrice et dans la recherche de base solide à son financement. Des actions fondées sur l’esprit et la méthode coopérative seront garantes d’un développement social et économique porteur pour la région des Laurentides. Les caisses Desjardins continueront de s’engager dans la collectivité, et ce, en privilégiant des partenariats avec des groupes qui partagent cette vision d’un développement cohérent et durable.
« Notre fondateur, qui au début du siècle souhaitait doter ses concitoyens d’une autonomie financière, a réalisé que le modèle coopératif s’imposait comme étant le modèle à retenir. Plus de cent ans plus tard, ce constat tient toujours : se regrouper permet de concrétiser ce qui peut sembler a priori impossible », conclut M. Lauzon.


