Groupe coopératif pétrolier du Québec

Quand le pétrolier devient environnemental

Par Laurence Hallé

Parmi les clients du Groupe Coopératif Pétrolier du Québec (GCPQ) figurent Pétro-Canada, Aéroport Pierre-Elliott-Trudeau et les deux paliers de gouvernements. Formée en coopérative de travailleurs en 2006, l’entreprise de Lanaudière connaît une montée fulgurante avec un minimum de 10 % de profit par année. Et pour cause, elle est la seule à oeuvrer dans le secteur de la décontamination des sols au Québec.

Les possibilités d’affaires sont vastes et l’enthousiasme du secrétaire de la coopérative, Jean-Marie Michaud, se fait sentir. Le GCPQ oeuvre autant au sein des industries que des commerces et chez les particuliers pour entretenir, changer ou encore installer les équipements pétroliers de toutes sortes. Les travailleurs du GCPQ peuvent installer une génératrice au diesel dans un hôpital, retirer un réservoir troué de gaz résidentiel ou inspecter une stationservice, le tout de jour comme de nuit. La compagnie cherche par ailleurs à faire partie de la liste des fournisseurs réguliers des institutions financières qui, lors de l’achat d’un terrain, exigent de leur client une analyse environnementale et une décontamination s’il y a lieu. Selon Jean-Marie Michaud, l’entreprise offre un service complet puisqu’elle peut également décontaminer les sols, ce qui survient une fois sur cinq lors du retrait d’équipement pétrolier. Ayant obtenu la licence nécessaire de la Régie du bâtiment du Québec, l’entreprise est considérée comme un entrepreneur général et peut mener à bien des projets clés en main. L’équipe d’employés, cumulant tous plus de quinze ans d’expérience, comprend entre autres des électromécaniciens, maîtres installateurs en équipement pétrolier, ingénieurs en environnement et géologues.

Pétrolier et environnement peuvent aller de pair

Le secrétaire de la coopérative de travailleurs a fait le pari que le pétrolier et l’environnement peuvent aller de pair. Il souhaite sensibiliser sa clientèle à l’aspect environnemental du travail effectué. « Les gens sont souvent réticents à débourser pour un nouveau réservoir, mais au final, il faut comprendre que la prévention leur coûtera moins cher qu’une décontamination », souligne-t-il. Tous les plans de décontamination des sols doivent être approuvés par l’expert de la coopérative, mandaté par le gouvernement, afin qu’ils soient conformes aux lois environnementales de la province. Une division du GCPQ a par ailleurs été mise sur pied, Pro-Action Environnement, afin de diriger leur clientèle vers des solutions responsables et écologiques lorsque survient une contamination des sols et de l’eau souterraine. La coopérative souhaite également élaborer un plan de développement d’économie sociale, où une partie des profits réalisés serait versée à un fonds destiné à des projets de cet ordre.

Groupe coopératif pétrolier du Québec
742, rue Notre-Dame, local 101
Saint-Sulpice (Québec) J5W 3W7
Téléphone : 450 589-6826
www.gcpq.com

Question de bien asseoir les valeurs coopératives de l’entreprise, Jean-Marie Michaud a instauré un test auquel est soumis tout nouvel arrivant dans l’entreprise. Un billet de cinq dollars est mis en évidence sur le sol, à côté d’une pièce de machinerie d’une valeur de sept dollars. Si le travailleur prend le billet mais délaisse la pièce, le secrétaire de la coopérative en conclut qu’il n’a pas saisi les principes coopératifs puisqu’au final, c’est la pièce qui rapporte le plus, et ce, collectivement.

(Photo ci-haut: Le GCPQ est l’une des rares entreprises à oeuvrer dans la décontamination des sols)

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